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les mots.

Inspiration.

Cendres misanthropes.

Tu regardes le ciel. Le noir coule, verse ses larmes de bonheur.

Dans ce monde où tout est oublié, où tout est estompé.

Nous mourons. Tous, nous mourons dans ce noir.

 

Tu aurais tant voulu être quelqu’un. 

Tu aurais tant voulu être toi. 

Être grande. Grande jusqu’au Soleil.

Mais ils t’ont laissé dans ce noir. 

Ils ont détruit. Seulement, ils t’ont laissé leurs cendres.

Et tu pleureras.

Et tu crieras.

Et tu grandiras. Dans leurs cendres.

Leurs Cendres Misanthropes.

Aussi beau que tu sois.

Et un jour, je t’appelle aussi beau que tu sois.

Je crie au nom de la loi

parce que tu n’as pas le droit d’être

sans, avant tout, Paraître.

 

Puis t’es petit,

et on te dit que tu réussiras

à condition d’être beau chéri.

Et c’est l’agonie d’un siècle entier qui sera

 

La tempête, au fond de toi, grandit d’ailleurs,

parce que tu cumules cette douleur.

Et la colère fait son chemin

à travers ton corps toujours aussi anodin.

 

Et la tristesse c’est que tu penses renaître

en vendant, jour après jour, ton âme au diable

Mais tout ce que tu veux c’est plaire.

Alors tu récoltes les maux effroyables

 

On te dit de paraître pour pouvoir être

Et la tempête approche

Elle respire. S’accroche.

Tu la calmes en lui disant que tout ira bien

Mais au fond, tu sais que c’est déjà trop tard

Parce que ça fait mal d’Être.

 

Et tu crois que Dieu ne t’écoutes plus

alors tu cris au nom de la foi

parce que c’est injuste.

Tu ne veux plus paraître.

Tu t’enlises dans tes croyances,

tu regrettes la tempête au fond de toi,

mais tout est déjà programmé d’avance.

 

Tu ne pourras plus être qu’avec ton corps.

Tes propos n’existeront qu’entre toi et ta laideur.

Mort de l’âme et brûle encore et encore.

Jusqu’à ce que tu pleures.

S’entremêlant à la vague immense de peur.

 

Un respire de plus en plus fort.

Tu cherches à trouver une solution

dans ce monde sans bourgeons

 

Et puis on te dit d’acheter pour oublier ta peur.

Des pansements à tes maux.

Mais la colère et la tristesse te dévorent déjà.

Il n’y a plus de demains beaux.

 

Alors tu prends ton âme et tu la lance dans le vide

Du plus haut que tu peux.

Et tu la laisses se perdre dans la guerre aride

Sans regarder en arrière. Tu veux,

à travers ton corps laid,

respirer à nouveau.

Cette fois-ci, sans être…

Les mots fatigués.

Et les mots explosent en tonnerre

Mes yeux essoufflés, mes larmes en bataille

L’éternité sans commande, sans repaire

S’amoncelle, peu à peu, la grisaille

 

S’agite les désirs de mon volcan déçu

Aussi longtemps que mon humeur consterne

Les bourgeons s’étiolent, vaincus

Et les pleurs innocents des maux en berne.

 

Et puis j’ai peur, la nuit, des bêtes envahis

des mots suspendus et des âmes en charpies.

Ils s’étreignent et me taille en filigrane

Et mes désirs fondent en alarme

 

Demain. Pastel. Les yeux en brume.

Le navire voguant sans Proue.

Et les pieds amers survolent jusqu’ou

les rivières heureuses s’embrument.

 

Survivre. Essoufflé. La tête sous l’eau,

Les yeux brûlés en poussières.

Les larmes par en d’dans. J’éteins les rideaux.

Respirer n’est plus nécessaire

Et ces monstres aux dents acérées

nous consument tandis que les jardins de joies

s'entremêlent à la folie.

Il pleut de jalousies éternelles,

Dans les crevasses éparses

Recouverte de robe fragile et le noir

De la lumière, et du rêve et du sang

Régurgiter la blessure ornementale

Dans le vaisseau de l’impudeur

Et le rythme d’assonance pictural

De damnation et de lions dompteurs

Il pleut de jalousies éternelles

Sur la flamme du désir utopique

Et les cris aguerris chancellent

De missiles de cendres plastiques

Et nous continuerons à agiter nos pancartes

D’un battement de liberté imaginaire

Mal est le monde qui se porte,

sur les épaules de l’agonie.

Les cravates un jour s’en iront.

De leurs prouesses abracadabrantes ils iront

Valser dans un enfer rapproché

Où tout est barbelé.

Et si nous allons et nous venons, en vint

Vêtissons-nous de velours étreint,

Voilons-nous de mépris virulent

Et la brise blessure murmurant

À l’aube de ce tapis de rose mutilées

J’avance les yeux fermés.

Le règne des Pissenlits.

Dans ce désordre aux couleurs cravates

Je suis prêt couchés dans la ouate

Avec mon parapluie de cire à sens inverse

Je broche mon sourire et attend l’averse

 

Le cycle du poisson t’implore

De ne pas être avare

Et de cette mise en abîme 

Tu regretteras la mort synonyme

 

Le rien épitaphe

Sonne doux aux oreilles de l’agonie

À l’aube de ce tapis de rose mutilées

J’avance les yeux fermés

 

Dans le cadre Gris poussière

Où le monde espère

Où l’armure est décrépie

C’est le début du règne des pissenlits

La mauvaise herbe surplombe

Et les champ de philanthrope tombe

 

Laisser ce sens unique au rouge et au noir

Cette abîme empathique

Où nous y parions la gloire

 

Et l’homme tel un nombril carnivore

Sème l’impuissance et l’agonie

L’inodore incolore

Et le blanc phobie

 

Laisser l’avenir aux imberbes (aux enfants)

Pour qu’ils désherbent, sans ivresse,

La peur de vivre (tumulte le vent)

 

Et la tempête, seul témoin s’estompe,

Et nous pérîmes dans la déchéance misanthrope

Les gens se rencontrent sur des gazons en plastiques

Les gens se rencontrent sur des gazons meurtris,

d’éternel tapis de cendres aguerris.

 

Ils s’invitent, s’opposent et s’haïssent

dans la grande parade exécutrice

Se plaignent, s’ignorent et jouent de parodies sordides

dans le grand cirque (la grande arène) du bonheur insipide.

 

Ils pleurnichent et se meuvent devant un public jubilant

Ils pleurent et crient d’échecs mûrissant

Ils s’élèvent haut, très haut, atteignant leurs chaînes

Secouant les désirs enfouis de peurs et de haines.

 

Assis sur leur carrousel de cirque

Suffocants et Suffoqués

dans un paradis chimérique

d’éternelles absurdités

Les mains vident, rapiéçant ma sympathie,

Il pousse en mes vaines du mépris.

Égouttant l’ignorance du banc humain dérogé,

Qui, çà et là, fussent allés.

Regardez le reflet, dans la vitre du scaphandre

Nagez à gauche et à droite dans un monde synthétique

Où l’herbe plastique pousse sous l’eau en cendre

Buvez, Humain, la vérité arsenic

 

Dormez, pleurez, buvez dans l’habitat aux parois de glace

Consolez-vous en attendant d’être remplacé 

Flottez dans l’ignorance qui vous trépasse

Et vous finirez par mourir, oublié

 

Et vous finirez par disparaître furtivement

Éparpillé dans le bocal hurlant.

Il pleut. Et puis il pleut. Et poussent les hommes suffisamment, abondamment.

C’est grand. C’est absolu. Le Silence s’empare. Silencieux comme le bruit.

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